Toutes les données et méthodes pour l'entretien de la climatisation.
PRINCIPE
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NORMES
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DIAGNOSTIC
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Pour engendrer le froid nécessaire au circuit réfrigérant de la climatisation, il va falloir comprimer un gaz appelé R134. Principe : La détente de celui-ci génère le froid, mais la compression nécessaire à sa production engendre une chaleur qu'il va falloir dissiper. Afin d'obtenir ce résultat, le fluide gazeux R134a est aspiré à la pression de 2 à 3 bars puis comprimé (COMPRESSION). Il est porté en fin de compression à la valeur de 15 à 25 bars ou plus en fonction de la température ambiante. L'augmentation de pression détermine aussi une nette augmentation de température (80 à 100°C), c'est pourquoi la vapeur réchauffée s'écoule, à travers une canalisation, dans le condenseur. Ce dernier est un échangeur de chaleur courant, situé derrière la grille avant, près du radiateur pour le refroidissement moteur. L'air frais circulant au travers des ailettes du condenseur va refroidir le R134 vaporisé (30 à 50°C) pour le liquéfier (CONDENSATION). La détente du R134 comprimé va entraîner l'expansion du gaz (EXPANSION/DETENTE). Celle-ci créé un froid immédiat dans le circuit (-10 à 0°C) et une chute de la pression 1 à 2 bars. Le froid généré se diffuse et perd ses propriétés liquide en s'évaporant dans le circuit (EVAPORATION). Cette étape s'accompagne par le réchauffement du gaz et se traduit par une élévation de la température (0 à 10°C). |
Le système de climatisation d'air permet d'obtenir de l'air frais recyclé et déshydraté à l'intérieur de la voiture.
Le refroidissement s'obtient en refoulant l'air au travers d'un évaporateur (C15) et, si nécessaire, en y ajoutant de l'air chauffé à l'aide de l'unité de mélange et de répartition de chauffage, pour obtenir les conditions voulues à l'intérieur du véhicule. Le débit d'air climatisé est contrôlé par une soufflerie à vitesse variable.
Ce procédé améliore :
La visibilité : La buée qui se dépose sur les vitres est due principalement au froid extérieur et à l'hygrométrie de l'air. En asséchant l'air et en le réchauffant rapidement, la pellicule de buée déposée sur les surfaces vitrées sera supprimée. Le confort : Lorsque les usagers traversent une zone polluée, ceux-ci ont la possibilité d'isoler l'habitacle donc d'éliminer les polluants mais ce procédé charge l'air d'humidité générée par la respiration des passagers. En asséchant l'air il évite la formation de buée. Initialement, le circuit réfrigérant est rempli de gaz R134 pour des quantités variant en fonction de la conception et de la puissance frigorigène restituée. Le circuit hermétique permet de maintenir la masse de gaz sous-pression. Le cycle réfrigérant de la boucle froide est assujéti à la circulation du gaz selon les besoins de production. L'élément moteur permettant d'activer le cycle est représenté par le compresseur (C3). Celui-ci permet la création d'une zone de haute pression entre lui-même et un orifice calibré appelé détendeur (C6). Les gaz comprimés atteignent des pressions de l'ordre de 15 à 25 bars et subissent un réchauffement important. Ceux-ci sont acheminés vers le condenseur (C13) afin qu'ils y soient réfrigérés et liquéfies par échange de chaleur avec l'air extérieur. Le fluide gazeux ainsi refroidi atteint le point de condensation (en moyenne environ 50/60°C) et passe à l'état liquide. Ensuite, le fluide R134a, circule au travers de la bouteille déshydratante (C4) où il est nettoyé et déshumidifié (la bouteille contient du sel dessicant, la substance chimique déshydratante). Sur la canalisation de sortie du condenseur est branché le pressostat (C7) qui réalise deux fonctions importantes : - la première consiste à enclencher les motoventilateurs (C11) du condenseur, pour pouvoir réduire la température du R134a, quand l'entrée d'air qui s'introduit dans le condenseur ne suffit plus (ex : véhicule arrêté ou à basse vitesse). La température excessive du R134a est détectée par l'augmentation de pression dans le circuit, laquelle est fixée lors de la conception à 14 + 16 bars (env). A cet instant, le pressostat enclenche le motoventilateur, la vapeur ainsi refroidie va céder une partie de sa haute pression. - la seconde consiste à désactiver le compresseur si la pression du R134a atteint des valeurs trop élevées (environ 28 bars) ou bien trop basses (environ 2 bars). Ce sont les seuils de sécurité pour lequel on permet le fonctionnement du compresseur.
Le gaz R134a arrive au détendeur (C6) qui règle la détente du réfrigérant en provoquant ainsi une variation rapide de pression. Le gaz liquide passe au travers de la section thermostatique ajustable du détendeur (C6). La détente du R134 produit le froid qui se dissipe et se répend dans l'évaporateur (C15). Cela se répercute par une chute de la température (environ 0° à -10°C) du fluide réfrigérant qui entre dans le groupe évaporateur. Le détendeur est de type thermostatique et règle la détente proportionnellement à la température du fluide en sortie du groupe évaporateur. Le groupe évaporateur refroidi par le fluide qui s'évapore à l'intérieur, soustrait à son tour de la chaleur à l'air chaud et humide provenant de l'extérieur ou du circuit de recyclage d'air (via le filtre d'habitacle), qui passe à travers le pulseur du groupe de chauffage toujours enclenché quand le système de conditionnement d'air est en fonction. L'air qui est envoyé à l'intérieur du véhicule est plus froid car il a cédé une partie de sa chaleur au groupe évaporateur en favorisant ainsi l'évaporation complète du R134a. L'air ainsi réfrigéré est plus sec ; en traversant l'élément radiant froid, il cède une partie de l'humidité extérieure en la condensant sous forme de gouttelettes sur les ailettes du groupe évaporateur. Pour éviter le gel du groupe évaporateur, plus particulièrement quand l'air provenant de l'extérieur est très humide et tiède, le circuit est doté d'un thermostat anti-givre (C29). Le thermostat intervient quand la température du tuyau en aval du groupe évaporateur descend sous 0°C. Quand les contacts du thermostat anti-givre s'ouvrent ou lorsque l'information température est inférieure au seuil fixé, l'alimentation de l'embrayage du compresseur s'interrompt (par l'intermédiaire du relais) et le cycle réfrigérant s'interrompt momentanément. Quand la température dans le groupe évaporateur augmente et atteint environ 2° à 3°C le circuit d'alimentation du compresseur est réactivé. En sortie du groupe évaporateur, le R134a gazeux et froid (2° à 10°C) et à basse pression (2 à 3 bars) est aspiré par le compresseur. Un nouveau cycle recommence. |
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Lorsque le liquide est à l'état gazeux, il traverse par la suite le déshydrateur qui sert de réservoir de liquide, d'extracteur d'humidité et de filtre. De plus, il arrive que celui-ci soit équipé d'un regard qui permettra de vérifier l'état du réfrigérant sans avoir besoin d'ouvrir le circuit. La bouteille filtrante (C4) réalise deux fonctions différentes : - Filtration : pour retenir les éventuelles impuretés présentes dans le fluide réfrigérant, - Déshydrateur : avec un matériau dessicatif situé entre les sections du filtre, ayant pour but de retenir d'éventuelles particules d'humidité présentes dans le circuit. Pour une bonne conservation des filtres démontés du véhicule, il faut boucher les deux trous d'entrée et sortie et remettre les filtres dans des environnements secs (avec peu d'humidité). Mais en règle générale, un élément filtrant laissé à l'air libre doit être impérativement remplacé.
Indication dans le regard : (1) Le regard est transparent : aucun problème dans le système. (2) Le regard laisse paraître des filets d'huile : manque de fluide réfrigérant et/ou passage d'huile du compresseur vers le circuit de climatisation. (3) Le regard laisse paraître des bulles : manque de fluide réfrigérant et/ou présence d'air. (4) Le regard laisse paraître des petits points : rupture du filtre du déshydrateur engendrant une pollution du circuit. Le déshydrateur (C34), contrairement à la bouteille déshydratante, il est intégré dans le condenseur. De nombreux constructeurs offrent la possibilité de remplacer la cartouche interne du réservoir de condenseur lors du plan d'entretien. Un bouchon d'accès situé sur la partie supérieure ou inférieure permet de remplacer la recharge de dessicant. |
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La section (a) du pressostat à trois niveaux (2) a les contacts fermés quand la pression du gaz dans le circuit et l'air conditionné est comprise environ entre 2 bars et 28 bars. La commande de climatisation (1) et les relais (7 et 8) gèrent l'enclenchement du motoventilateur (2) du groupe de refroidissement (moteur et condenseur) à double vitesse ainsi que le compresseur (3). Quand la température du gaz atteint une valeur en mesure de porter la pression à environ 19 bars, la section (b) du pressostat à trois niveaux (2) ferme le circuit. Par l'intermédiaire de la commande de climatisation on excite immédiatement le relais du compresseur (7) qui branche en série la résistance (6) et le motoventilateur (5) du groupe de refroidissement (moteur et condenseur) en enclenchant ce dernier en petite vitesse. Si la haute pression s'accroît et atteint le seuil de 19 bars, les contacts de la section (b) du pressostat à trois niveaux se ferment ; cela permet l'activation du relais de grande vitesse (8). De cette façon, la résistance série (6) est exclue et le moto ventilateur est enclenché à la vitesse maximale. Le thermocontact de température moteur (4) monté sur le radiateur de refroidissement moteur peut être doté de deux contacts (selon les montages). Celui-ci agit sur le relais du motoventilateur (8) si la température du circuit de refroidissement du moteur s'élève. Après l'enclenchement du compresseur et de la climatisation en petite vitesse, la température du gaz et donc, la pression, tend à augmenter davantage (ou à ne pas diminuer), la commande de climatisation qui excite le relais (7) reçoit l'information température de la sonde d'évaporateur (9). Dès que le seuil de température est atteint (0°C), le relais de compresseur (7) est désactivé via la centrale de commande (1) pour éviter l'accumulation de givre dans l'évaporateur.
Nota : Ce paragraphe inspiré du montage équipant un véhicule à très grande diffusion a pour but d'expliquer le principe technique d'une climatisation manuelle sans pour autant affirmer la généralisation aux autres constructeurs. Toute intervention électrique ou diagnostic doit être entrepris avec la documentation constructeur ou le support technique mis à jour.
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Le fluide frigorigène a pour rôle de capter la chaleur de l'air ambiant et donc : - d'avoir une température d'évaporation inférieure à la température ambiante. - d'avoir une capacité de refroidissement importante pour une faible masse (quantité de gaz dans le circuit). - d'être compatible avec les matériaux utilisés (joints d'étanchéité, huile compresseur, etc...). - de répondre à la réglementation sur l'environnement. Le gaz précédemment retenu en automobile est le chlorofluorocarbure ou CFC aussi appelé Fréon utilisé dans la version R12 (arrêt de la production au 31/12/1995). Plusieurs Etats se sont engagés à réduire puis arrêter la production de CFC, car celui-ci a été désigné comme responsable de la destruction de la couche d'ozone. Le gaz actuellement utilisé en automobile est le HFC plus communément appelé le R134a. Il ne contient pas de chlore. Ses performances sont un peu moindres (température d'ébullition plus basse), mais il n'engendre pas de modifications sur les systèmes actuels sauf dans les matériaux utilisés pour les joints et les tuyauteries sans oublier l'huile du compresseur.
Important : Tous les véhicules neufs commercialisés avec climatisation depuis 1994 sont équipés du gaz R134a.
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Pour échanger le frigorigène R12 par le frigorigène R134AProcéder à la récupération du fluide réfrigérant R12 contenu dans le circuit de climatisation. Mettre le circuit sous vide à l'aide de la station de charge-récupération adaptée à ce gaz. Il faut apporter le plus grand soin à la vidange du circuit afin de réduire au minimum les quantités de R12 et d'huile minérale résiduelles. Si vous possédez un appareil permettant la récupération de l'huile, sa séparation avec le fluide réfrigérant se fait automatiquement. Dans le cas contraire vous devez impérativement déposer le compresseur afin de vidanger l'huile minérale. Déconnecter la station de charge-récupération R12. Remplacer la bouteille déshydratante ainsi que les joints du circuit de climatisation. Connecter la station de charge-récupération pour réfrigérant R134a. Pour cela, il sera nécessaire de changer les embouts des valves de remplissage du véhicule (les valves de haute et basse pression possèdent un diamètre différent pour éviter les erreurs de manipulation).De plus, il est nécessaire de mettre en place un repérage sur les valves pour signaler le changement de gaz réfrigérant (étiquettes bleues ou vertes pour le R134a et rouge pour le R12). Remplir le compresseur de climatisation avec l'huile préconisée pour le gaz R134a (type PAG). Procéder au remplissage du circuit. La charge en R134a retenue pour les véhicules est indiquée dans le tableau joint en annexe. Vérifier le bon fonctionnement de la climatisation. Afin d'éviter tout remplissage du circuit avec du fluide réfrigérant R12 lors d'interventions ultérieures, il est conseillé d'apposer le plus prêt possible des valves de remplissage une étiquette signalant : - la date de conversion du circuit, - le type et la quantité du nouveau réfrigérant, - l'huile utilisée dans le compresseur de climatisation (voir exemple ci-dessous). Même si l'opération d'adaptation R12/R134a n'affecte pas la fiabilité du circuit. De plus, il est nécessaire de réduire la quantité de R134 (env. 15%) par rapport au poids initial de R12 affecté au véhicule. Se référer aux consignes d'installation du kit de modification. Date de transformation : Quantité de R134a : Quantité d'huile : Pièces remplacées au moment de la transformation et au-delà :
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(A) Vannes de remplissage
(B) Obus (C) Capuchons (D) Etiquettes de repérage |
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Le système scellé est chargé de réfrigérant. Lorsqu'il est utilisé avec la soufflerie, le mélangeur et le système de commande, il permet d'obtenir de l'air refroidi. Il est important de faire fonctionner le système de climatisation au moins une fois par mois, pour garantir la lubrification de l'arbre du compresseur.
Une fois par an ou tous les 20 000 km, il est conseillé de :
- vérifier la charge du circuit de conditionnement d'air, - nettoyer et souffler le condenseur et le radiateur de refroidissement du moteur, - vérifier la bonne évacuation des condensats, - nettoyer l'évaporateur car il peut arriver que des bactéries se forment sur les ailettes de celui-ci. Les bactéries qui se sont formées sur l'évaporateur, lors de la remise en marche du compresseur, peuvent provoquer une odeur de moisi dans l'habitacle. Donc il est fortement conseillé de procéder à un nettoyage de l'évaporateur lorsque des mauvaises odeurs viennent à apparaître. |
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- Enclencher la climatisation. - Ouvrir tous les aérateurs. - Placer les commandes de climatisation suivant les positions décrites dans le tableau ci-contre : |
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- CONTROLE DES VALEURS -Moteur chaud (le motoventilateur s'étant enclenché au moins une fois) et après 3 minutes de fonctionnement de la climatisation, relever les différentes valeurs décrites ci-dessous et les comparer avec les données constructeur.
Vous devrez relever :
- la température de l'air soufflé en sortie des aérateurs centraux, - la pression à l'entrée du compresseur, - la pression en sortie du compresseur, - la température extérieure (qui doit être comprise entre 15 et 40 degrés). |
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Aujourd'hui deux moyens semblent efficaces pour détecter des fuites éventuelles dans le circuit de climatisation. Ces deux moyens sont la détection par fluorescence et la détection par système électronique.- DETECTION PAR FLUORESCENCE -On introduit un traceur fluorescent dans le circuit de climatisation à partir du circuit de basse pression. Après homogénéisation, il suffit d'inspecter le circuit avec une lampe émettrice de rayons ultra violets : des points luminescents app raissent à l'endroit des fuites. Ce procédé est satisfaisant pour tous les fluides frigorigènes.- DETECTION ELECTRONIQUE A DIODE CHAUFFEE -La détection électronique de fuite réfrigérant comporte un détecteur électrochimique (céramique) doté d'un élément réactif qui est maintenu à une température élevée par un réchauffeur incorporé. Lorsque le gaz réfrigérant entre en contact avec la céramique, les divers atomes composants le gaz sont séparés de la molécule et ionisés. Le flux de courant électrique créé est dirigé vers une électrode collective. |
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